
Journal intime, un film italien de Nanni Moretti, sorti en 1994 | Merci de cliquer sur le partenaire situé au dessus
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| Distribution:
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| Fiche technique:
Récompense: Prix de la Mise en scène à Cannes 1994 | |
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Nanni aime à rouler, l'été, dans les rues désertes de Rome, d'un quartier
à l'autre, interrogeant des passants. Nanni est à la recherche
d'un coin tranquille pour écrire, il pense le trouver à Lipari, chez son ami Gerardo.
Mais l'île, envahie par les estivants, est trop bruyante. Nanni vient d'être opéré d'une tumeur cancéreuse au poumon. Auparavant il avait absorbé tant de médicaments, suivi tant de traitements, sans guérir du prurit qui lui pourrissait l'existence, qu'il n'a plus, désormais, qu'une confiance limitée dans la médecine. Nanni Moretti (né en 1953) se situe à la gauche de l'échiquier politique italien : « je suis de gauche et ce qui m'intéresse, c'est d'ironiser sur la gauche, de la critiquer, de la stigmatiser. » Après l'accession de Silvio Berlusconi au pouvoir, Moretti s'affirmera comme l'un des maîtres à penser d'une gauche en panne de projet. Journal intime, insolite et charmeur, grave et primesautier, est à l'image de son auteur qui y délivre, avec le sourire, un message dans le droit fil des idées qu'il défend depuis toujours : " Je ne veux plus hurler contre les autres, je ne suis pas résigné, j'ai compris qu'ils sont comme ils décident d'être et non pas comme je désire qu'ils soient" Ce film arrive à être à la fois
très égocentrique et très généreux. Nanni Moretti ne parle dans ces trois chapitres
de son "Journal intime" que d'une seule chose : lui-même. C'est aussi un formidable étalage de personnages plus drôles les uns que les autres : Moretti, lui-même, chevauchant sa Vespa à travers les différents quartiers de Rome la belle, dansant au milieu d'une fête ou dans une trattoria, s'arrêtant pour aller au cinéma, visiter une maison sous un prétexte fallacieux, le repérage pour une comédie musicale sur un pâtissier trotskiste dans l'Italie des années 30, abordant un automobiliste pour lui asséner une vérité ou Jennifer Beals pour s'extasier sur la commodité de ses chaussures et passer pour un fou. Moretti
encore, allant d'île en île à la recherche d'un lieu où créer, errant de médecin
en médecin pour trouver un remède à ce mal qui le ronge. Et enfin il y a ce regard du dernier plan, où l'auteur/acteur nous regarde droit dans les yeux, comme pour nous dire : "et toi, qui est tu ?" ce film est soutenu et traversé par une bande-son extraordinaire par la qualité et l'éclectisme de sa musique de Nicola Piovani, Khaled, Keith Jarret, ... Ces réflexions intimes s'adressent au plus grand nombre, dans un langage simple, pour témoigner, au-delà du particulier, d'un malaise général. Pour se moquer du conformisme , fut-il de gauche et dénoncer l'arrogance des médecins qui ne savent pas écouter leurs patients. | |||
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